
Cette nuit encore, je suis sorti de cette pièce bleue, boire un verre sous les étoiles, ces phares qui m’appellent dans le silence de la nuit.
Cette nuit encore je me demandais ce que pouvaient imaginer nos ancêtres à la vue de ces constellations venues du fond du temps.
Elles m’interrogèrent alors sur nos origines, ces fragments de poussières d’étoiles qui sculptent notre corps et tout ce chemin parcouru par la matière.
Où allait-elle, cette poussière qui se pense, et a quoi bon?
Saisi de vertiges je revins à la réalité, mon verre n’avait pas bougé, ma clope s’était consumée seule.
Je retournais à mon atelier, des rêves plein les neurones pour continuer ce travail dérisoire tel une fourmi perdue dans l’immensité du désert.
A l'image du projet d'exposition Transfert, Kendo Deuxglik propose un assemblage en volume à partir de différents matériaux, il multiplie les supports et les médiums pour créer le volume qu’il n a pas sur un mur de rue.
Tout part de la lettre. Elle reste identifiable, mais se métamorphose sous ses doigts. Kendo y retranscrit dans la forme une certaine pureté du geste, du flow, de la ligne. La calligraphie est un art d’innitiés ou chaque courbe raconte une histoire, exprime une émotion.
Une forme revient souvent, le rond, évocateur de mondes à découvrir et de son appétit pour la vie.
Une signature chromatique bien à lui, des associations de couleurs choisies avec soin, car elles portent des émotions auxquelles il est profondément sensible.
Kendo retranscrit un univers onirique, propice à l'évasion, aux rêves cosmiques; il traduit ses visions d'un monde dans lequel il aimerai s'embarquer,
Il nous invite au voyage!
